Saint Jean du Gard
Dimanche 1 mai 2011
Afin de poursuive notre semaine cyclotouristique, notre migration s'est effectuée de la Salvetat sur Agout à Saint Jean du Gard pour la traditionnelle randonnée du 1 mai, où le groupe des cyclos s'est etoffé pour découvrir les circuits que nous ont concocté nos amis Saint Jeannais .
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Saint jean du Gard, nous connaissons, mais connaissons nous vraiment ce village cent fois traversé.? Nous profitons de notre arrivée le samedi pour faire plus ample connaissance avec le village d'accueil ...Le bourg s’est développé au cours des siècles, le long de la corniche des Cévennes qu’on nommait au Moyen-Age «Grand chemin, la quasi-totalité de la population st-jeannaise se convertit à la «Réforme». Dès lors, et surtout après la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685, elle connaîtra les affres de la persécution, la clandestinité, la travail et richesse,. Le Pont Vieux même si les cartes postales anciennes le désignent comme «romain», ce pont n’a été construit qu’en 1733 en remplacement du gué équipé de planches permettant le franchissement du Gardon. Victime des caprices du cours d’eau, il fut emporté plusieurs fois ( 1958) et reconstruit à l’identique. Figurant sur les armoiries de la ville, il est chargé d’une forte connotation patrimoniale et affective. Saint-Jean du Gard fut détruite pendant les guerres de religions, en représailles au sac de la ville commis par les troupes royales en 1560. Les différents appareillages de ces vestiges témoignent des phases successives de sa construction ou reconstruction du Xlle au XVIIesiècle. De la fi n du XVIe s. à la Révocation de l’édit de Nantes, sa cloche annonça les cultes tant catholiques que protestants. | |
| Pour nous plonger dans l'histoire de la vie des Saints Jeannais, nous visitons le musée des Vallées Cévenoles lieu incontournable pour qui souhaite pénétrer l'âme et la culture du Pays, l'exposition présente la vie quotidienne, rurale et des gens de métier, des Cévennes traditionnelles. Après une présentation générale où l'histoire de la Réforme tient la première place, le visiteur aborde la vie matérielle des Cévenols : de la construction des terrasses à dos d'homme, aux pratiques aratoires essentiellement à bras, en passant par les questions hydrauliques, où l'eau apparaît à la fois dévastatrice dans ses précipitations diluviennes et indispensable à la vie. Le visiteur prend conscience que la survie des hommes dans ce pays n'a été qu'une longue lutte acharnée contre une nature qu'il a fallu conquérir. |
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Les premières traces des « trahandiers », les tireurs de soie, remonteraient à la fin du XIIIe siècle à Anduze. À cette époque, presque chaque famille « éduque le ver et tire son fil », un fil brut vendu aux négociants. Aux limites des Cévennes, à Ganges, au Vigan, à Anduze ou encore à Saint-Jean-du-Gard, la bonneterie prend son essor et les bas de soie cévenols vont habiller les mollets de toutes les cours d'Europe.La prospérité des élevages de vers à soie connaît son apogée lors de la première moitié du XIXe siècle - les Cévennes sont alors l’une des premières régions productrices de soie au monde - mais prendra fin brutalement à cause d’une maladie, la pébrine, qui va dévaster des élevages entiers. Le Musée de la Soie témoigne de ce passé prestigieux. Il rend compte également de cette activité qui, depuis les années 70, a été - timidement - relancée, faisant de la production cévenole l’une des dernières d’Europe en activité. La filature de Gréfeuille dans le Gard ou la filature des Calquières en Lozère permettent encore de découvrir les étapes successives de la confection de la soie.
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| Au travers des salles, dans une présentation exceptionnelle des outils de ces différentes activités, vous y redécouvrirez les accessoires de nos ancêtres, et leur façon de les utiliser. Histoire sans paroles pour les citadins que nous sommes devenus, ces prolongements de la main de l’homme des champs n’évoquent plus rien pour nous. Même si nous avons grandi en regardant houes, faux, serpettes et épinettes dans l’appentis du grand père, nous aurions bien été en peine de les utiliser. Panneaux après panneaux, on regarde et lit et découvre les techniques d’hier, voire d’avant hier. Passent ainsi en revue : Le ramassage des châtaignes dans une saqueta , des fagots liés à la nadilha, le métier de muletier et de ses coblas [1], le travail des champs avant hier, quand les paysans utilisaient encore l’araire... Pas après pas, on découvre les différents aspects d’une vie qui ne semblaient pas facile quand relief et climat s’ingéniaient à compliquer la tâche des hommes. Ici comme ailleurs l’eau ne devait pas être gaspillée, entre puits potz et citernes cistèrna, les paysans savaient la trouver et la collecter. |
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D’autres salles vous attendent encore dévoilant d’autres aspects de la vie cévenole, d’autres métiers, d’autres instants de vie, du serrurier, au trousseau d’une mariée, du maréchal ferrand à l’intérieur d’une cuisine.Tant à voir, tant à apprendre. L’école nous enseigne l’Histoire, celle des grands : rois et empereurs. Elle ignore plus souvent le sort des sans grades, des 99,9% des gens qui menaient une vie simple, tourmentée par le climat, le pays, et les caprices des grands. Ce lieu est un vibrant témoignage, un livre d’histoires.
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| Nous en profitons aussi pour goûter les spécialités Cévenoles, une bonne table qu'avait choisi le Club pour son repas annuel qui n'a pas dérogé à ses qualités son cadre magnifique de la verrière entouré de verdure |
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La particularité des Cévennes faites de monts et de profondes vallées, ont modelé le terroir et la mentalité de ses habitants. Le paysan cévenol dur à la tâche, a su tirer profit de cet environnement rude, en exploitant la moindre parcelle et les ressources naturelles. Le châtaignier,"l'arbre à pain" qui a nourri des générations, est à nouveau exploité et fournit de nombreux produits. L'élevage des chêvres procure une abondante production de fromages "le pélardon" qui vient d'obtenir une Appellation d'Origine Contrôlée. La plus vieille activité de l'homme, la cueillette en particulier des petits fruits (myrtilles...) et des champignons, représente une source réelle de bénéfice pour les paysans.c'est ce que nous avons retrouvé dans nos assiettes |
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| Dés les premières lueurs du dimanche matin les cyclos se dirigent vers le point d'accueil où nous attendent les bénévoles du club Saint Jeannais, déjà bon nombre de cyclos et cylotines sont fin prêts pour la première randonnée en Cevennes. |
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La rencontre avec les responsables de club permet de faire des échanges, de discuter en dehors de réunions solennelles afin de faire évoluer les clubs et le cyclotourisme en général et pourquoi pas de projet en commun. | |
| "Chacun sa route, chacun son chemin" les différents circuits permettent à chacun en fonction de sa condition de choisir son chemin, le groupe parti ensemble sur la partie commune bifurquera sur son choix pour se retrouver plus tard |
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Paradis de la randonnée avec plusieurs centaines de kilomètres routes nous découvrons à chaque détour une nouvelle facette de ce pays simplement attirant. Pour les assoiffés d'aventures cyclopédiques, c'est pour cela que nous revenons chaque année . | |
| Les vallées ravinées de ce rude pays, où la main de l'homme, au cours des siècles, a su aménager et transformer l'œuvre de la nature C'est un pays très différent des Causses et qui contraste absolument avec l'Aubrac ou la Margeride. Et l'histoire y a implanté, au XVIe siècle, ce catholicisme revu, réformé, épuré par Calvin, ce protestantisme qui a opposé par la guerre ce bas pays au reste du Gévaudan. |
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Protégées par le Parc National, les Cévennes se dressent face à la plaine languedocienne et à la Méditerranée. Dédale de vallées profondes, où serpentent les gardons aux eaux cristallines, les Cévennes sont recouvertes par la châtaigneraie traditionnelle, à laquelle se joignaient au cours des siècles passés, les mûriers pour l’élevage du ver à soie, dans les magnaneries. Pays "rebelle" et de traditions, les Cévennes se découvrent un peu plus à chaque détour d’une route sinueuse où il fait bon flâner. | |
| Les schistes, souvent sombres et luisants donnant parfois des reflets dorés ou bleus, se reconnaissent aisément à leur aspect feuilleté, plissé voire fissuré. Ils sont essentiellement composés de mica en paillettes fines et luisantes dont les couleurs varient au gré de leur composition chimique (oxydes de silicium et d'aluminium associés à différents éléments). |
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Au Mas de la Carrière, se dresse une stèle portant les noms des morts du maquis d'Aire de Côte, près de la tombe de Marcel Bonnafoux, le chef Marceau, tombé à l'aube du 10 août 1944 en menant l'attaque du Vigan. L'histoire du maquis d'Aire de Côte fut brève et tragique.Constitué au départ des réfractaires au STO (Service obligatoire du travail), il a été l'un des premiers maquis de la région, fondé en mars 1943 et soutenu à Saumane par son maire, Fernand Borgne. Puis ce fut la tragédie du 1er juillet 1943 à Aire de Côte. Surpris par les chasseurs parachutistes allemands, le bilan fut lourd.Quelques rescapés continuèrent l'aventure avec le maquis de Lasalle qui constitua, avec celui d'Ardaillès, en juillet 1944, l'ossature du grand maquis Aigoual-Cévennes, animé par le chef Marceau. En hommage à ces combattants de l'ombre, une stèle est érigée à Saumane où le maquis est né. Une croix de Lorraine est érigée au col du Pas. Deux Saumanois ont marqué la résistance cévenole : Fernand Borgne, déporté et mort peu de temps après son retour, et Gilbert Delon, mort dans les camps nazis. |
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| Lieu symbolique et émouvant où se prend la traditionnelle photo pour celles et ceux qui découvrent ce lieu pour la première fois. |
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Le ravitaillement sur ce site magnifique ou le groupe se reconstitura lieu de retour de tous les circuits, même ceux que l'on n' attend pas ..... | |
| Le club Saint Jeannais n'avait pas prévu tous les ingrédients pour son ravitaillement, quelle ne fut pas sa surprise !!!!! |
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Moment de détente où l'espace temps ne compte pas c'est le vrai cyclotourisme. | |
| Même nos amis Provençaux ne se lassent plus des Cévennes, un dernier coup d'oeil nostalgique. Découvrir les Cévennes, c'est en quelque sorte suivre l'invitation au voyage que Robert Louis Stevenson nous lançait à la suite de son voyage avec un âne dans les Cévennes en 1879. |
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