Saint Jean du Gard 2010

Samedi 1 mai

Le printemps a du mal à chasser la période hivernale, basé sur une vieille croyance reposant sur des observations dans les champs et les vignes, il est tous les ans une question qui revient et fait référence aux Saints de Glace et aux variations climatiques de cette période. faut-il savoir qu'il s'agit du 11, 12 et 13 mai, dates de mauvaise réputation.  Ainsi va le monde,  toujours attaché à ses racines. Tout étant  que ce 1 mai n'était pas sous les bons hospices en matière de météo pour mettre un cyclo dehors

 
 Dès le matin au levé du jour un temps gris et bas se profille devant nous,  le départ prévu à 8h00 fut contrarié par une averse abondante,
   
 Tous se réfugièrent aux abris, comme dans toute société et dans le cyclotourisme en particulier , il y a:  les indécis qui ne se sont pas déplacés, les pressés qui ont vite rebroussé chemin dès la vue des premières gouttes de pluie et ceux qui ont le temps,  car tout vient à point à qui sait attendre.  
   
 
 A 9h00 une éclaircie est venue du nord laissant apparaitre quelques parties de ciel bleu qui nous incita à partir tous sur le parcours de 90 km
   
 Nous remontons la vallée du gardon de Saint Jean du Gard, Le terme « Gardon » associé au nom d'une ville ou village est utilisé de façon générique pour la plupart des affluents de ce cours d'eau. Il est donc difficile d'établir quelle rivière est l'affluent de l'autre puisque presque toutes sont appelées Gardon. Au fur et à mesure que l'on remonte le cours d'eau, chaque embranchement (si les deux rivières sont d'importance égales) génère deux gardons ainsi de suite.  
   
 
 Dans la montagne, sur les pentes des ruisseaux, vous trouverez des mini-barrages appelés "tancats" ou "rascaças", bâtis pour casser l'énergie des crues. Comme dans d'autres régions accidentées de France et du monde, le Cévenol a capté, canalisé, stocké l'eau de pluie ou de source comme moyen d'irrigation (pour les hommes, les bêtes et les cultures), comme source d'énergie (moulin, hydroélectricité), ou dans les cours d'eau, pour réduire les effets destructeurs des crues dévalant les pentes. Dans les cours d'eau, un autre système de retenue (chaussées ou "païssières") permettait de diriger l'eau vers des "béals", et assurait la force motrice des moulins, comme en témoignent les vestiges des nombreux moulins dans la Vallée Borgne.
   
 Quelques une de nos cyclotines n'ont pas eu peur de braver la météo ni les dificultés pas moins de trois cols, nous voila arrivés au pied de la première ascension celle du Col de l'Alclier.  
   
 
 Si dans cette ascension de 13 km le groupe se distant, tous resteront à l'affût de se qui se passe à l'arrière pour ne pas laisser personne dans la solitude et encourager ceux qui sont les plus méritants(es)
   
 

La Vallée Borgne est lovée autour du lit du Gardon, dans les contreforts du Mont Aigoual, sur son versant méditerranéen. C'est le pays des balades, des drailles, des vieux sentiers sur lesquels le cyclotouriste  découvrira l'histoire immortalisée par l'esprit du protestantisme et la présence du châtaignier et du mûrier qui assurèrent l'existence de tant de générations de Cévenols.

 
   
 
 Nos Cévenols d'adoptions qui depuis plusieurs années décourvrent les Cévennes certe avec un peu de difficultés car la plaine du comtat Venaissain n'est pas propice à l'entrainement en montagne, mais qu'importe,  ils sont toujours au rendez vous ....
   
 ..... comme nos tandémistes. Nous les voyons au fur et à meusure  des années de plus en plus nombreux dans les randonnées même si les cols sont un peu plus longs à gravir pour eux, preuve qu'en ménageant sa monture il y a rien d'insurmontable.  
   
 
 Cela fait plaisir de voir aussi la nouvelle génération,  c'est eux qui ont montré l'exemple aujourd'hui.
   
 Attention à ceux qui douteraient, nos féminines, cette année sont des plus motivées pour affronter les objectifs quelles se sont fixées, le Ventoux, et leur premier brevet montagnard,  cette année celui du massif central avec le Puy Mary à gravir !!!!!!  
   
 
 Attention les cyclos elles commencent à tenir la dragée haute, en suivant les conseils de leur coach elles vont nous faire une année exceptionnelle.
   
 Les bénévoles qui  ont bien préparé les ravitaillements qui  sont toujours de qualités à Saint Jean du gard, un cyclotouriste ça pédale mais ça mange!!!  
   
 
 Le col de l'Asclier se trouve sous le passage du chemin de transhumance, par le passé, les crêtes ne constituaient pas des barrières, mais des voies de passage aisées et naturelles pour les bêtes et les hommes, appelées drailles qu'empruntent encore aujourd'hui les troupeaux transhumants.
   
 Maintenant que du bonheur pour retrouver la vallée de l'Hérault.  
   
 
 Hameau de Peyregrosse ce bâtiment était une Forge à la Catalane construite vers 1806 par Alexandre Méjean. Arrêt vers 1810 puis reprise vers 1815 par des Italiens. Fin vers 1825 ; nouvelle construction sur les anciens fondements, la fabrique dite de Peyregrosse est mise en marche en mai 1841. Moulinerie puis filature dès 1843. Société propriétaire Carrière et Méjean dissoute en 1844, l' usine restant à A. Méjean qui la loue à Causse et Garial, puis Causse et Champagne de Lyon. 1856 : construction par Maurice Delpuech de Lomède, associé, d' un 2e atelier à côté permettant de séparer la filature du moulinage. 1870 : vente à Emile carrière. Nouvelle société E. et P. Carrière fondée en 1886 qui rachète l' atelier de Lomède vers 1900. Société des Filatures de Soie des Hautes Cévennes en 1936. La filature intacte est actuellement une bonneterie de nylon de la société Bresson-Rande. >>Pour les Puriste<<.
   
 Du hameau de Peyregrosse à Vallerauge nous longeons la vallée de l'hérault,  la voie royale,  mais non la plus dure pour monter au Mont Aigoual, dans cette vallée nos cyclos ont  du augmenter l'allure pour rejoindre nos féminines à qui leur était poussé des ailes pour l'ascension du Col du Pas.  
   
 
 On pourrait estimer que l'ancienneté de Valleraugue s'inscrit dans celle du mythique diocèse d'Arisitum, fondé en 526, et dont le siège aurait été Le Vigan. Toutefois, si l'on s'en tient aux preuves écrites, Castrum de Valarauga est cité en 1225, et l'Ecclesia de Varalauga, en 1249 dans le cartulaire de Notre Dame de Bonheur. C'est alors un poste militaire avancé, au confluent de l'Hérault et du Clarou. Au début du XIIIe siècle, Valleraugue appartenait à la maison de Roquefeuil ; elle fit ensuite partie de la baronnie de Meyrueis.            <<L'histoires des ponts>>
   
 Dans la montée du col du Pas nous retrouvons nos féminines parties à l'assaut du col,  une montée de 9 km à 5,5% de moyenne et des passages à 6,5%, une montée pas si facile,  certains cyclos dans le passé s'en souviennent pour avoir surestimer leur condition.  
   
 

 Le ravitaillement du Col du Pas fût le bien nonmé, la montée a laissé quelques traces dans les organismes, le plus dur est fait, plus qu'un dernier col à passer pour la dernière formalité de la journée, après que du bonheur.

   

Le Gardon prend sa source dans les hautes Cévennes. sa terminologie Gard, qui donne son nom au département La rivière est constituée de deux affluents principaux, le Gardon d'Alès et le Gardon d'Anduze. Le point de confluence se situe sur la commune de Nersà Maruejol les Gardons, où elle prend enfin le nom de Gard. Le Gardon d'Alès reçoit les eaux du Galeizon en amont de la Ville, le Gardon d'Anduze est formé des eaux de trois autres rivières dont deux également appelées Gardon : la Salindrenque, le Gardon de Saint-Jean et le Gardon de Mialet. Sa longueur est de 127,4 km. c'est un affluent du Rhône qu'il rencontre aux abords de Remoulin. Il nous restera qu'à le suivre pour nous conduira jusqu'à saint jean du gard.

 

 

 

   
 

 Les cyclotines ont mis un point d'honneur à mener le train (pas à vapeur) mais le train jaune des Cévennes le surnom donné au groupe cyclo dans les randonnées

   
 Malgré des défections le club a une nouvelle fois eu la coupe du club le plus représenté, coupe dédiée à nos valeureuses cylotines,  Bonne organisation dommage que la météo soit venu gacher  la fête mais les cyclos qui ont le temps ont profité du dicton << Tout vient à point à qui sait attendre>>.