Col de La Luzette

Samedi 26 juin 2011

Suite à un changement du calendrier concernant la Grimpée du Ventoux,  programmée tradionnellement  le dernier dimanche de juin, cette année elle a du être avancé d'une semaine pour raison préfectorale. Nous décidions cette année à cette date de découvrir le Col de la Luzette de renommé nationnale,  autant que le Ventoux pour les bons initiés. Ce fut à Jean Claude d'organiser cette expédition .

 

 Rendez vous était pris à 6h30 au parking de Décathlon à Ales pour le co-voiturage,  notre surprise fut le nombre de volontaires, il est vrai que cette expédition était réservée aux cyclos aguéris. car s'il y a des cols de notoriété fait par le tour de France,  certains sont encore plus redoutables comme celui de la Luzette. Départ en direction de Pont d'Hérault où nous ferons notre camp de base.  

   
 

 A part  Louis et Jean Claude, Roland, Albert, Lionnel Carreras, Gilbert, Pierrot, Marc et Serge  ne connaisent pas  cette ascension de 28 km qui nous fera passer par le col de Peyrefiche 714 m, le col des vielles, 782m, Cap de Côte 1189 m, Le col de la Luzette 1351m pour finir à l'observatoire du Mont Aigoual à 1567m Une longue ascension qui sera commentée avant le départ par les initiés,  pour ceux qui seraient trop fougueux au départ et ne se tranforme pas en  un chemin de croix.
   
 Avant le départ,  la tradionnelle photo souvenir qui restera un souvenir mémorable dans les années à venir .  
   
 
 De pont d'Hérault au hameau du Gasquet, la vallée de l'hérault nous permettra un petit échaufffement car nous rentrerons rapidement dans le vif du sujet.
   
 Au Gasquet, la route s'élève rapidement, nous empruntons ce que nous appellerons "La Vallée de L'Ognions" certe nous savons que nous risquons de pleurer dans cette aventure !!....  
   
 
 ....à part que la vierge nous protège de cette galère.
   
 

Le sous-sol du massif des Cévennes est formé de roches métamorphiques et plutonique. Les schistes et granites dégradés forment un sol arable sableux et peu argileux.La raideur des pentes et le climat cévenol très irrégulier conduisent à une érosion intense. La culture en terrasses est le meilleur moyen de maintenir une surface fertile cultivable. La nature du sol permet un bon drainage et une faible rétention d'eau. Cette combinaison de conditions est défavorable au développement de moisissure et pourriture. Les parcelles de cultures sont établies en terrasses. Construites depuis longtemps pour conquérir cette région montagneuse, elles étaient destinées à la culture fruitière et potagère. La relance de la culture de l'oignon permet leur entretien.La culture en terrasses permet une bonne exposition au soleil et la chaleur emmagasinée par les murs est restituée durant la nuit, constituant un microclimat exceptionnel. Les murets en pierre sèche drainent bien le sol. Les excès d'eau des précipitations sont évacués sans nuire aux bulbes qui craignent l'eau stagnante. La faible réserve en eau du sol rend l'irrigation obligatoire jusqu'au début de dessèchement des parties vertes

 

 

 
   
 
 Toutes les dates d'opération telles que le semis, le repiquage, les doses et natures du fertilisant ou la récolte doivent être consignées dans un cahier de culture. La provenance des semences ou des plants à repiquer doivent être également inscritsLa récolte s'étale entre les mois d'août et septembre. Elle débute à partir du séchage des fanes. Les bulbes sont soulevés manuellement, séchés à l'ombre et entreposés à l'air libre en local sec ou en chambre froide.Les oignons secs sont triés, les racines coupées et les tuniques abîmées ou qui se soulèvent ôtées. L'aspect brillant doit apparaitre. Le transport en vrac se fait en caissettes de 20 kg au maximum pour préserver l'intégrité du produit fragile. L'emballage définitif est marqué du logo de l'appellation et ne doit pas pouvoir être ouvert sans dommage durant le circuit de distribution. Pour préserver la délicatesse de l'oignon, le conditionnement est limité à 10 kg par carton et 5 kg par filet.Ces opérations de préparation à la commercialisation doivent être achevées avant le 15 mai de l'année qui suit la récolte La zone délimitée de l'appellation couvre 31 communes du département du Gard : Arphy, Arre, Arrigas, Aulas, Aumessas, Avèze, Bez-et-Esparon, Bréau-et-Salagosse, Colognac, Cros, Lasalle, Mandagout, Mars, Molières-Cavaillac, Monoblet, Notre-Dame-de-la-Rouvière, Pommiers, Roquedur, Saint-André-de-Majencoules, Saint-André-de-Valborgne, Saint-Bonnet-de-Salendrinque, Saint-Bresson, Sainte-Croix-de-Caderle, Saint-Julien-de-la-Nef, Saint-Laurent-le-Minier, Saint-Martial, Saint-Roman-de-Codières, Soudorgues, Sumène, Vabres, Valleraugue, Le Vigan . tous ses villages que nous connaisons aux travers de nos diverses randonnées

 

 

   
  Et puis c’est la vrai ascension qui commence, tant redoutée par ceux qui la connaissent que pour ceux qui découvrent !Les cols de Peyrefiche puis des Vieilles sont avalés dans la sueur .......
   
 
 ....où nous nous accordons une petite halte dans un décor sec de genêts et de pins. Nous apercevons à nos
pieds les profondeurs de la vallée paradisiaque. Le changement brusque de paysage et de végétation avant de découvrir la cerise sur le gâteau.
   
 s'en suit la courte descente et puis la remontée au carrefour. Nous voilà dans le vif du sujet, à chacun son rythme à chercher l’ombre de la forêt.  
   
 
 La difficulté est proportionnelle à la récompense, émerveillé à la vue qu’offre l’ascension de « la montagne qui dépasse les montagnes ! »....
   
........La pente s’accroit encore, et puis après quelques lacets assassins, nous voilà au Cap de Coste,  
   
 
 5 kilomètres interminables pour atteindre le " Graal" Le col de la Luzette a eu raison de Serge, soumis à mettre Pied à terre à cause de crampes,  un certain Bernard Hinaud  n'avait  il fait pareil dans un "Midilibre" !!!
   
 Une photographie à garder dans les annales. Ensuite c’est direction le Mont Aigoual avec un ravitaillement  au Col de la Seyrède pour remplir les gourdes d'eau....  
   
  
 Et nous voila arrivée sur le toit des Cévennes un panoramma vertigineux à 360°
   
Nous savourons ce moment,  avec un temps magnifique, nous pouvons apercevoir les hauteurs des pyrénnes orientales, les Alpes et le Massif Central,  jusqu'à voir la brillance de la méditérannée, une belle journée  très rare en ce lieu .Maintenant 40 km de plaisir pour rejoindre Pont d'Hérault.

 

 

   
Moment bien mérité, moment de convivialité en bord de rivière avec le pique nique tiré du sac, les langues se délient, les anecdotes de la journée fusent avec toujours une pointe d'humour , ici personne ne se prend au sérieux, mais tous unanimes sur la beauté du circuit même si quelque fois il a fallu prendre sur soi, la beauté des lieux se mérite. d'autres sont à découvrir, il suffit de délocaliser les départs à une heure de Saint Hilaire pour découvrir des merveilles.