Montée du Ventoux

Dimanche 29 Juin 2008

Le Ventoux, on y vient et on y revient car chaque montée apporte son lot d'émotions...

 

 

Le Mont Ventoux, au nom terriblement évocateur s’inscrit dans toute une culture cycliste. L’amateur de vélo ne restera pas indifférent à ce propos : le Ventoux est une référence majeure, un col de légende, un lieu mythique, un fantasme pour les uns, cauchemar pour les autres. Planté par on ne sait trop quel miracle topographique il s’élève à 1909 mètres et présente un double décors qui fait sa renommée. La végétation laisse place au détour d’un virage à un spectacle lunaire et invraisemblable, une route de caillasse blanche et sèche, un géant, un colosse de pierre : Le Mont Ventoux, l'une des grandes cimes du cyclisme mondial, le plat principal de notre journée.

 

Le regard est irrésistiblement attiré par cette excroissance pierreuse qui domine toute la région.

   

C'est d'abord en silence que l'on contemple le Géant de Provence de loin, presque intimidé.

   
 

On ressent déjà la force de cette montagne, le poids de l'histoire qui rode autour de ce mythe !

   

Le Ventoux sacralise les histoires les plus folles. Les passages du Tour de France, depuis 1951, ont contribué à sa légende, avec de grandes victoires, mais aussi des drames (décès de Tom Simpson en 1967).

 
   
 

Une fois le vignoble de Bédoin passé, arrive le fameux virage de Saint Estève. Ici commencent les 10 km à 10% de moyenne dans une forêt de chênes.

   

A chaque ascension, les nouveaux cyclos du club se joignent au groupe. Ici c'est chacun son rythme, le but n'est pas la performance mais de tous se retrouver au sommet.

 
   
 

Le chalet Reynard : certains vous diront que le plus dur est fait, mais pas le plus simple, à partir d'ici c'est la météo qui décidera de la suite. Dans ce désert lunaire même en été on a tout vu : la pluie, le brouillard, les tempêtes de vents et de grêle.

   

Plus que 6 km, ils se monteront avec l'entrainement mais aussi au moral. 6 km, c'est pas long mais dans ce désert de pierres nous sommes comme des lilliputiens, comme en témoignent les photographies suivantes...

   
 
 
   
 
 
   
 

Interminable route, la station hertzienne qui nous sert de repère, comme une étoile polaire dans la nuit semble reculer au fur et à mesure de notre ascension.

   

Les galères vont commencer pour ceux qui n'ont pas su se gérer...

 
   
 
 ...ou se sont sur -estimés !
   

Fourbu, éreinté, une délivrance, le sommet franchi, avoir vaincu le Géant de Provence, quel bonheur, surtout une victoire sur soi.

 
   
 
 
   
   
   

Mission accomplie cette année encore. Un bon ravitaillement histoire de se réchauffer nous allons redescendre la tête pleine de bons souvenirs, les mauvais seront vite oubliés.

   

La journée n'est pas terminée, après les efforts le réconfort, les retouvailles avec les épouses qui nous ont préparé le pique-nique...

 

 
 

...et surprise, la remise de la coupe de la ville de Bédoin pour le club le plus représenté : 20 participants(es). Vous l'avez bien mérité.

La fascination que génère cette montagne date du 14 siècle. Le vélo n'était pas encore d'actualité, ni les routes carrossables d'ailleurs. Mais Pétrarque, illustre poète italien, écrivit une de ses plus belles lettre, l'ascension du Mont Ventoux, en 1336, où il évoque : " Les épreuves que tu as endurées tant de fois, aujourd'hui, dans l'ascension de cette montagne, saches bien que tu les rencontres aussi, toi-même comme tant d'autres, dans la recherche du bonheur... nombre d'escarpements coupent cette route et fait avancer de vertu en vertu, par des degrés éminents. Sur le sommet et le but suprême, le terme de la route vers lequel tend notre voyage." Peut-être est-ce inspiré par ces paroles remplies de sagesse que de nos jours, ils sont des milliers à défier chaque jour le Géant de Provence.