|
La Petite Camargue correspond, à l'ouest du delta actuel, à une zone anciennement occupée par des bras disparus du Rhône, qui arrosaient la côte languedocienne, entre Beaucaire et la mer. L'histoire a gardé quelques traces de cette configuration, dont les étangs de Scamandre, du Charnier et de l'Or sont les reliquats modernes. De nos jours, le Petit Rhône en voie d'atterrissement peut également être considéré comme un reliquat de ces bras historiques, du moins dans son tracé supérieur, d'Arles à Saint-Gilles.
La Petite Camargue est aujourd'hui un espace protégé. Elle est l'objet d'une opération Grand site, gérée par le Syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise.
|
| |
|
|
Gallician se situe en pleine Petite Camargue, au pied du plateau des Costières, sur les rives du Canal du Rhône à Sète et de l'étang de Scamandre. Peuplé d'environ 1 000 habitants, Gallician vit surtout de la viticulture - AOC Costières-de-Nîmes - activité principale à laquelle on peut toutefois ajouter la pêche et la « sagne », c'est-à-dire la coupe du roseau. Doté d'un port de plaisance et d'une halte nautique, Gallician se trouve sur les rives du canal du Rhône à Sète, canal permettant la circulation des bateaux de tourisme comme des péniches. Le canal d'irrigation du Bas-Rhône Languedoc s'écoule quant à lui au nord du hameau. La voie verte Vauvert-Gallician le longe sur 7 km entre ces deux localités.
|
|
| |
|
|
Durant toute la féodalité, les marais étaient la propriété du Baron de Posquières-Vauvert mais les habitants de la commune y possédaient quelques droits d'usage, notamment pour la récolte des roseaux et la pêche.Dans les années 1770-80, une famille de Vauvert, la famille « Gallissian » installa une cabane sur le chemin de Saint-Gilles à Aigues-Mortes,.....
|
| |
|
| ...en bordure des marais à la jonction du fossé qui arrive du mas de Beck. Sur la carte de Cassini de 1800, ce fossé est nommé « Val Gallissian », ce qui confirme la présence en ce lieu des propriétés de la famille Gallissian. La création du canal de navigation et du pont à la fin du XVIIIe siècle favorisèrent le développement d'activités agricoles, artisanales et commerciales à Gallissian. |
|
| |
|
|
Le roseau commun ou sagne (Phragmites australis) est une espèce de plantes vivaces de la famille des Poaceae, sous-famille des Arundinoideae. Elle est présente en Asie, en Europe, en Amérique, en Afrique et en Australie. Elle a une tendance à devenir envahissante. Cette graminée a de longues tiges fines ornées d'un plumeau argenté et peut mesurer jusqu'à 3m de haut. En colonie, elle constitue une roselière, végétation rencontrée généralement dans les zones humides, sur des sols gorgés d'eau et peu oxygénés.Les roseaux étaient utilisés localement, dans les toitures des maisons et pour fournir de la litière aux animaux. Ils constituent un abri de choix pour les passereaux et les petits mammifères. Les patronymes Sagne, Sagnes, Sagnier, etc. sont liés aux anciens métiers d'exploitation de ces roseaux.
|
| |
|
| Héritières des premières cabanes d'habitation apparues au XVIe siècle en Camargue et apparentées aux cabanes de roseaux qui parsemaient au XIXe siècle le littoral languedocien et roussillonnais, les cabanes de gardians étaient construites à l’aide des matériaux végétaux disponibles localement, et ce uniquement pour des raisons de coût. Les matériaux nobles, acheminés depuis les régions limitrophes, étaient réservés à la construction des mas. |
|
| |
|
|
Le canal du Rhône à Sète est un canal qui relie l'étang de Thau à la hauteur de Sète au Rhône à Beaucaire. Au-delà du Thau, il est prolongé par le canal du Midi. Les travaux commencent au début du XVIIIe siècle pour prolonger le canal du Midi. Il est alors appelé Canal des Étangs car il traverse les étangs palavasiens dans sa partie Sud. En 1789, Saint-Gilles est atteint et la jonction du canal avec le Rhône est établie en 1811 à Beaucaire .Il traverse trois communes gardoises : Saint-Gilles, Bellegarde et Beaucaire. Au sud de Saint-Gilles, une antenne et des écluses permettent de rejoindre le Petit Rhône au nord de la Camargue. Un projet serait à l'étude pour développer le port de Sête, de le mettre au grand gabarit pour permettre aux péniches et barges de fort tonnage de relier Sète avec un aménagement cyclable sur une rive pour permettre au tourisme à vélo itinérant de relier la future Via Rhona du Léman à la mer méditéranée |
| |
|
La tour se trouve sur le territoire de la commune de Saint-Laurent-d'Aigouze
Elle est située au milieu des marais, entre le Vistre et le canal du Rhône à Sète, sur l'ancienne route reliant Saint-Laurent-d'Aigouze à Aigues-Mortes. Sa terrasse offre une vue panoramique sur la Petite Camargue La tour Carbonnière est citée pour la première fois dans un texte daté de 1346 qui donne des précisions sur la fonction de l’ouvrage : il y est dit que « cette forteresse est la clé du royaume en cette contrée. » En effet, située au milieu des marais, elle était le passage obligé pour accéder à Aigues-Mortes : son franchissement faisait l'objet d'un péage. Elle était tenue par une garnison composée d’un châtelain et de plusieurs gardes. La terrasse pouvait supporter jusqu’à quatre pièces d’artillerie ....
|
|
| |
|
|
De plan rectangulaire, la tour est édifiée en pierres de taille à bossage (pierres de taille avec partie centrale saillante et joints accentués), exactement comme les remparts d'Aigues-Mortes. A mi-hauteur, la tour présente une rangée de pierres à bossage plus régulières et de couleur plus foncée. Certaines pierres de taille présentent des marques de tâcheron similaires à celles que l'on trouve sur les remparts d'Aigues-Mortes. |
| |
|
| La route traversait jadis la tour, par une porte défendue par une herse et surmontée d'un arc surbaissé. La base et le sommet des façades méridionales et septentrionales est percée de deux grandes meurtrières. Le parapet de la plate-forme qui surmonte la tour est doté d'un créneau unique sur chaque face et d'une échauguette à chaque angle . |
|
| |
|
|
Fin 2009, la tour Carbonnière a fait l'objet de travaux visant à assurer la sécurité du public, notamment sur l'escalier et la terrasse. |
| |
|
| Un sentier de découverte a également été créé dans le marais alentour. Ces aménagements ont été réalisés par le Centre des monuments nationaux, la DRAC de la région Languedoc-Roussillon et le Syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise, dans le cadre de l'opération Grand site en Petite Camargue |
|
| |
|
|
|
| |
|
|
- Ce sont déjà des sites classés au titre de la loi de 1930 sur « la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque » Ce sont des paysages représentatifs de la France qui attirent un très large public
|
| |
|
| La principale activité économique à Marsillargues est l'activité agricole. En raison de la baisse de la consommation de vin, la viticulture qui représentait l'essentiel de l'activité agricole à Marsillargues, a cédé progressivement la place à la culture maraichère diversifiée ces dernières décennies. Les produits agricoles cultivés en grande quantité à Marsillargues sont les asperges, les melons, les pommes, les pêches. |
|
| |
|
|
Le château fut fondé en 1305 par Guillaume de Nogaret, qui obtint les seigneuries de Marsillargues Du château féodal, il ne subsiste qu’une partie du sous-sol, les grandes cuisines et le donjon avec sa tourelle carrée.Vers 1560, Jean de Louet de Calvisson entreprit la construction d’un nouveau château à l’emplacement de celui de son ancêtre. L’aile nord est alors entièrement refaite :De nombreux trophées d’armes célèbrent les exploits militaires de son propriétaire, tandis que différents emblèmes rendent hommage au pouvoir royal : porc-épic de Louis XII ; salamandre de François Ier et lune et monogramme de Diane de Poitiers. Cette représentation est une manifestation évidente du loyalisme de la famille envers la dynastie régnante et permet de dater la façade de 1560 environ. ce bâtiment est agrémenté d’une façade quasiment identique à celle de l’aile nord. Les représentations se font néanmoins plus guerrières et les emblèmes de Louis XIV prolifèrent. Le détail décoratif est conforme aux goûts alors en vogue dans les années 1670. |
| |
|
| Notre parcours de retour se fait par la voie verte La voie verte qui chemine le long du canal d'irrigation Philippe Lamour. On aperçoit, du coté de Vauvert, la plaine du Vistre, le Pic St Loup et les Cévennes et, du côté de Gallician, les marais, les rosellières, les étangs. A chacune de ses extrémités, la voie verte est reliée à la boucle de cyclo découverte de la Camargue gardoise, |
|
| |
|
|
|
Notre première balade de l'année 2012 se terminait à la base nautique de Galician, où se trouvait la traditionnelle concentration organisé par le Codep 30. Moment convivial où c'est un grand plaisir de se retrouver avec toute la famille cyclotouriste pour le premier rendez-vous de l'année |
| |
|
| Notre ami Jean-Claude Martin, dit Tonton Sacoche, c'est converti une fois de plus en mareyeur . |
|
| |
|
|
L'huître de Bouzigues, renommée pour sa fraîcheur et sa saveur iodée est appréciée depuis l'Antiquité. Elle est élevée dans l'étang de Thau, milieu lagunaire qui communique à la mer par des canaux. C'est le plus vaste des étangs languedociens avec 7 500 hectares : une véritable « mer intérieure » ! L'absence de marée a imposé la mise en oeuvre de techniques spécifiques à la conchyliculture en milieu lagunaire: l'élevage en suspension, par opposition à l'élevage à plat pratiqué sur la côte Atlantique. Le tourisme va de pair avec terroir. |
| |
|
| La première page du livre 2012 vient de s'ouvrir |
|
| |
|