Calvisson

Samedi 13 février

Nous voici cette année encore au rendez vous de nos amis Calvissonnais, si le point café de début d'année a été annulé pour raison météorologique, il a fallu du courage par les temps qui courent pour mettre un cyclo dehors. Mais qu'à cela ne tienne!

 
 La statue nous donne la direction, cette année destination le pic Saint Loup un nouveau circuit vraiment touristique à 45 minutes de chez nous, ceux qui voulaient voyager pas loin c'est ici qu'il falait venir.
   
 Depuis toujours, le Vidourle a rythmé par ces caprices la vie des populations le côtoyant. L'absence de crue importante depuis 1958 a émoussé la conscience du risque, et la construction des barrages de Ceyrac, Conqueyrac et La Rouvière a renforcé ce sentiment de sécurité. Pourtant la protection peut paraître bien faible comme le traduit la vidourlade d'octobre 2001, et on évalue mal ce qu 'une crue historique produirait aujourd'hui. (Texte de Laurent Boissier)  
   
  Vacquières, petit village de l'Hérault avec ses  395 habitants nous accueillait pour le ravitaillement, le soleil réchauffait la place du village  ce qui nous permettait d' admirer le charme de ce village qui fait partie du canton de Claret. Situé à 110 mètres d'altitude et voisin des communes de Sauteyrargues et de Corconne.
   
 Nous avons fait le parcours avec nos amis Grand Combien venus en nombre , cela a permis de discuter avec le président de futurs projets qui pouraient être réalisés entre nos deux clubs.  

   

 

À vol d'oiseau, le village de Claret se situe à environ 28 km au nord du centre de Montpellier. Les ruisseaux intermittents qui s'y écoulent se dirigent vers le Gard.

Dès le 14ème siècle, l'artisanat du verre soufflé s'est développé; les bois environnant alimentant les fours. Quant aux sables silicieux eux aussi abondants, ils fournissaient la matière première du verre. Le privilège de cette fabrication était accordé par le Roi aux "gentilshommes verriers". Cet artisanat s'est maintenu 3 siècles. Aujourd'hui, les souffleurs de verre se sont réinstallés dans la région : le musée des verriers, par exemple permet d'admirer toutes les étapes de la fabrication de ces objets. Le Chemin des Verriers est un véritable voyage à travers les siècles et l'histoire du verre. Il sillonne 6 communes sur lesquelles étaient implantées des verreries et des exploitations forestières.  

Un autre artisanat s'est implanté à Claret: la fabrication d'huile de Cade. Le Cade est une espèce de genévrier, dont l'huile est obtenue par chauffage. Utilisée en cosmétologie et pharmacologie, cette substance ressemblant à du goudron est riche en molécules aromatiques. Les bergers, jadis, l'utilisait pour accélérer la cicatrisation. Sur la place du village se dresse une église romane du 11ème siècle. A voir aussi le long du Brestalou, une petite rivière toute proche, le pont médiéval (12e siècle) des Cammaous (site indiqué par un panneau à l'entrée du village).c'est ici que commence notre seule grande ascension de la journée pour monter sur le plateau.

 

   
  Le  pic Saint Loup est visible d'une grande partie du département de l'Hérault, du littoral ainsi que du Gard d'où son profil fait vraiment penser à une pointe s'élançant vers le ciel. C'est l'un des plus beaux sites naturels et de randonnée de la région des garrigues, avant-poste des Cévennes. La montagne est d'ailleurs considérée comme la « Sainte-Victoire » du Languedoc. elle forme, avec la mont Hortus qui lui fait face au nord et semble en dialogue, un exceptionnel site naturel protégé et héberge en particulier quelques beaux spécimens de rapaces.  

   
 

 

Le pic Saint-Loup tient son nom d'une légende d'amour médiévale. Trois frères, Loup, Guiral et Clair, tous amoureux de la belle Bertrade, partirent en croisade sans savoir lequel d'entre eux elle choisirait comme époux.

Au retour de Terre sainte, la bien-aimée avait trépassé. Désespérés, ils décidèrent de vivre en ermites au sommet de trois pitons voisins. Celui sur lequel vivait Guiral devint le mont Saint-Guiral. Il est situé près du mont Aigoual et son dôme granitique culmine à 1 366 mètres. Celui sur lequel vivait Clair fut nommé le mont Saint-Clair (175 mètres, c'est à ses pieds qu'est bâtie la ville de Sète). Installé sur le pic auquel il donnera son nom, Thieri Loup mourut le dernier. Comme ses deux frères, il avait allumé tous les 19 mars de sa vie un feu en la mémoire de sa bien aimée.

   
 Saint Mathieu de Tréviers a un riche passé préhistorique. L'homme de Néanderthal s'installa dans la grotte de l'Hortus à patir de -55 000 ans avant notre ère, au pied de la falaise qui surplombe le village. Une charte de 978  en citant la viguerie de Terrivias (trois voies) donne pour la première fois le nom du village.

En 1090, le Comte de Melgueil (Mauguio) achève la construction du château de Monferrand, sur le territoire de la paroisse de Saint Martin de Tres Vies avec sa chapelle dédiée à Saint Mathieu. Une forteresse ayant toujours besoin de main d’œuvre pour l’entretenir ou la transformer, rapidement, les artisans accourent et fondent à ses pieds le hameau qui prendra bientôt le nom de Saint Mathieu. Tréviers formé de mas ou de hameaux évolue plus lentement. En 1215, le Comté de Melgueil passe entre les mains de l’évêché de Maguelone. Quarante ans après, l’évêché instaure la République Libre des Matelles. Cette collectivité a fait l’objet de nombreux avantages de la part de tous les évêchés pour augmenter le bien-être de sa population En 1574, les calvinistes s’emparent du château et provoquent de nombreux dégâts dans le village. Dix ans plus tard, Antoine de Cambous le reprend pour le compte de l’évêque. La paroisse de Saint Martin de Tréviers se transforme en 1660 en commune de Saint Mathieu de Tréviers en souvenir de la chapelle du château démantelé.

Pendant la révolution, le village ne s’appelle plus que Tréviers et récupérera son patron saint Mathieu sous le premier Empire.
 
   
Sommières, cité médiévale s’est développée successivement autour de son pont romain tracé sur la Via Domitia ; la ville est construite au XVIIe siècle sur un plan orthogonal.
Le château construit vers le Xe  siècle pour la maison Bermond de Sommières avait  un rôle stratégique de par sa position dominante sur le pont romain. Du fait de son histoire mouvementée, il bénéficie d’une importante iconographie. Il a été désaffecté en 1809. La tour Bermonde, haute de vingt deux mètres, est le témoin de sa splendeur passée.C’est en arrivant de Lunel que la ville, bâtie en escalier au dessus du Vidourle, une rivière méchante quand elle sort de sont lit, s’offre sous son meilleur jour. Et on a tout de suite un coup de cœur pour Sommières.Dans les environs, c’est la garrigue et la vigne, paysage latin aux collines ondulées à l’infini, dorée sous le soleil.
   
Le passage à Sommières nous permettra de bifurquer légèrement de notre circuit pour faire découvrir à nos amis Grand Combien la voie verte du Vaunage en direction de Calvisson, Un avant gout avant d'utiliser celle d'Alès. Une belle randonnée de 105 km, cicruit apprécié de tous, bonne organisation, Nous donnons rendez vous à Calvisson au mois de mars pour la tradtionnelle concentration du roc de Gachone. Rencontre dans la pure tradition cyclotouriste.